On parle beaucoup des commissions. Le sujet de fond est ailleurs : sur une plateforme, votre
activité repose sur un compte que vous ne contrôlez pas. Trois faits, sourcés, pour prendre
la mesure.
30 jours
de préavis suffisent
Airbnb peut résilier votre compte « pour toute raison » avec 30 jours de préavis, et
suspendre une annonce immédiatement en cas de litige. C’est écrit dans ses conditions.
Conditions Airbnb, article 13 → −90 %
d’annonces à New York
Une loi locale appliquée en septembre 2023 a fait passer les annonces de courte durée
d’environ 22 000 à 2 300 en quelques mois. Les hôtes qui n’avaient que la plateforme
n’avaient plus rien.
Local Law 18, le détail → 10 000
licences en sursis à Barcelone
La ville laissera expirer les licences de ses appartements touristiques en novembre 2028,
une décision validée par la justice espagnole. Quinze ans d’activité, une échéance.
La décision, détaillée par Idealista →
La France n’en est pas là, mais la direction est prise. Depuis la loi Le Meur, les maires
peuvent imposer des quotas de meublés de tourisme, et l’abattement fiscal des meublés non
classés est tombé à 30 %, plafonné à 15 000 € de recettes
(le détail sur service-public.fr).
Le cadre se resserre d’année en année.
Un site à vous ne remplace pas Airbnb : il garantit qu’une porte d’entrée reste ouverte quoi
qu’il arrive. L’adresse est à votre nom, vos anciens voyageurs savent où vous trouver, et
leur fichier se constitue chez vous, légalement. C’est aussi ce qui change la nature de votre
bien : il devient un commerce. Dans l’hôtellerie, le site direct est déjà le
deuxième canal de revenus de quatre pays
européens, avec des réservations en moyenne 60 % plus élevées que via les agences en
ligne. Et le jour où vous vendez, un gîte qui possède sa marque, ses clients et son historique
se présente comme un fonds de commerce, pas comme une annonce parmi d’autres.